Écosphère

Secteur industriel

Marais filtrants artificiels

  • Études de faisabilité
  • Demande de certificat d’autorisation
  • Suivi de construction
  • Suivi de la qualité de l’eau

Le marais filtrant artificiel permet le traitement des eaux usées agricoles, industrielles et municipales.

Les marais sont depuis longtemps reconnus comme des milieux filtrants naturels. Les premières expériences de traitement des eaux usées à l’aide de marais naturel remontent aux environs de 1946. Toutefois, ce n’est que depuis les années 1980 que les chercheurs ont intensifié leurs efforts afin de mieux les comprendre et en déterminer la capacité à traiter les eaux usées. Ces recherches ont permis de développer des systèmes de marais filtrant artificiel pouvant traiter des charges polluantes plus ou moins importantes.

Les marais artificiels sont des systèmes construits de toutes pièces par l’homme. Leur potentiel épurateur est supérieur à celui des marais naturels car les végétaux qu’on y implante sont sélectionnés pour leur potentiel épurateur. Par conséquent, les espèces végétales à faible rendement épurateur et pouvant causer de la compétition aux plantes sélectionnées ne sont pas introduites dans les systèmes artificiels.

Le marais filtrant est composé de deux éléments principaux, soient : les plantes et les micro-organismes. Les plantes sont de trois types spécifiques, soient : les plantes émergentes à tige longue, les plantes flottantes et les plantes submergées.

Il existe plusieurs espèces de plantes émergentes et parmi celles-ci, on retrouve la quenouille, le scirpe, le phragmite, etc. Ces plantes sont particulièrement intéressantes car leur taux de croissance est rapide et leur besoin en nutriment est élevé. Par conséquent, elles participent activement à prélever les nutriments qui s’incorporent au sol du marais. De plus, la tige de ces plantes est creuse et sert à l’oxygénation de l’eau même durant la période hivernale.

Les plantes flottantes et immergées se situent à la surface de l’eau ou entre deux eaux et possèdent généralement un système racinaire qui leur permet de s’ancrer au sol. Parmi celles-ci, on retrouve les lentilles d’eau, les élodées du Canada, etc. Ces plantes servent à filtrer les éléments polluants qui sont dissous dans l’eau et qui ne se déposent généralement pas au fond des bassins.

Malgré la présence physique et visuelle importante des plantes contenues dans le marais artificiel, ce ne sont pas elles qui effectuent la majeure partie de l’épuration. En effet, ce sont les micro-organismes qui transforment les polluants et les retiennent dans le marais de façon similaire au traitement des eaux municipales.

Les recherches effectuées à ce jour tendent à démontrer qu’environ 60 % de la charge polluante serait traité par les micro-organismes vivant dans le marais. Ces derniers ont cependant besoin de la présence des plantes, principalement des espèces émergentes, qui leur fournissent un support physique afin de ne pas dériver dans le courant. De plus, l’oxygénation de l’eau procurée par les tiges creuses est indispensable à leur survie.

Il existe différents types de marais, certains sont des systèmes intensifs de petite superficie et utilisent un haut niveau technologique, alors que d’autres sont extensifs et couvrent une plus grande surface de terrain. Le système choisi pour ce projet est extensif, par conséquent, il requiert un niveau technologique moins avancé et son coût de réalisation ainsi que ses frais fixes d’opération sont nettement inférieurs à un système intensif.

Les avantages de cette technologie

La construction d’un marais filtrant est admissible au programme d’aide financière destiné à la construction des structures d’entreposage ;
Fait l’objet d’émission d’un certificat d’autorisation permanent par le ministère de l’Environnement ;
Élimine l’épandage relié à la partie liquide des fumiers ;
Permet de traiter les eaux usées de laiterie et des cours d’exercices extérieures ;
Peut s’adapter à la gestion des eaux usées même lorsque les fumiers sont compostés ;
Concentre les fertilisants contenus dans les eaux usées ;
Facilite l’exportation des fertilisants sous forme solide dans les régions en surplus ;
Permet d’accumuler les nutriments durant une période pouvant aller de 10 à 20 ans et de les épandre aux champs sous forme solide après cette période.